Le message de La Belle m'a fait réaliser comment un gros changement dans une vie peut nous rendre fragile. J'ai décidé de partager ici mon expérience, puisque plusieurs blogueuses ont fait de même et elles m'ont tellement aidée, sans le savoir...
Alors voilà, j'ai vécu un "down" assez important en décembre, juste avant les Fêtes. J'ai craqué.
Les semaines qui ont précédé ce point de non-retour, j'ai commencé à mal dormir (en plus des multiples réveils de nuits de Lilianne), à faire de l'anxiété, j'ai même eu quelques épisodes qui ressemblaient à des crises, avec difficultés à respirer, gorge serrée. À cause de multiples virus qui se sont abattus sur la famille, mon entraînement a pris le bord, ça n'a pas aidé au moral non plus.
Après un appel au secours à mon entourage, j'ai réalisé qu'il était temps de consulter pour faire le ménage un peu dans cet amas d'émotions... j'ai consulté mon médecin, qui m'a ramassée à la petite cuillère alors que j'allais la voir pour une sinusite! Suite à ses recommandations (et celles des amies!) j'ai pris rendez-vous avec une psychologue et j'ai ouvert mes oeillères pour tenter d'identifier ce qui n'allait pas.
Première réaction: je vis mal le changement. Est-ce une surprise? Non. Je ne comprenais pas trop pourquoi, lorsque j'ai annoncé ma réorientation et mon retour aux études, les gens me trouvaient courageuse.
Là, je comprends.
J'ai perdu beaucoup de repères et de liens sociaux avec des personnes que j'aimais beaucoup. Je n'ai plus de "petite tape dans le dos" quand je fais du bon travail au quotidien. Je me sens inutile. Je n'ai plus hâte de revenir à la maison le soir, puisque je rêve plutôt des moments où j'en sors... mais comme je ne peux pas dépenser beaucoup, j'ai tendance à rester emprisonnée dans ma belle maison...
Deuxième réaction: je me mets une pression incroyable. Pourquoi je ne réussirais pas? Je suis là-dedans à temps plein, mes enfants sont à l'extérieur dans le jour. Pourquoi le temps me file-t-il autant entre les doigts? Et l'anxiété embarque. Et si je ne réussissais pas? Si les emplois intéressants ne seraient plus disponibles quand je vais avoir terminé mon cours? Dans quel genre de milieu je vais me retrouver? Dans quelles conditions? Tout lâcher pour recommencer ailleurs, c'est tout un défi quand on était bien installée dans notre vie professionnelle. J'avais quand même un emploi que j'aimais bien, avant, pourquoi ai-je tout chamboulé?
Puis j'ai fait un constat. J'ai vraiment besoin d'aide.
La première rencontre avec la psychologue m'a éclairée un peu. Quelques points de réflexion...
N'ajoutons rien à l'horaire sans y enlever quelque chose.
Après avoir réfléchi, j'ai lâché mon petit emploi d'aide aux devoirs qui me stressait énormément et qui bousillait deux après-midi d'étude par semaine.
Prendre le temps de faire autre chose que des obligations (tâches de la maisonnée, études) et SANS CULPABILITÉ. Un immense défi... Pour commencer, je me suis loué quelques films "de filles", j'ai acheté un jeu pour jouer sur l'ordinateur avec mon chum...on adore ça! :-)
Continuer à courir, et juste à bouger quand la course est plus difficile (surtout l'hiver!) , pas nécessairement pour perdre du poids mais pour le bien moral et physique que ça me m'apporte, pour la "shot" d'endorphines qui font du bien au moral.
Je continue de réfléchir à tout cela et à tenter de stopper la roue de pensées malsaines qui part souvent dans "le spin" sans que je m'en rende trop compte.
En attendant d'aller vraiment mieux, je me suis acheté un joli cahier, dans lequel je note mes petites gratitudes du jour, afin de miser sur les belles choses que je vis au quotidien.
Donc, à chaque soir, je m'installe à mon bureau et je fais ma petite tournée du jour. J'écris par exemple...
MERCI à moi! pour avoir eu la motivation pour sortir courir ce jour-là.
MERCI à Lilianne qui fait de beaux progrès dans ses dodos et qui nous permet d'être plus reposés.
MERCI à dame nature qui nous a envoyé plein de neige pour que l'on joue dehors en famille. Que de beaux moments!
Et cetera.
J'ai aussi commencé à découper certaines images inspirantes, recopier des pensées ou citations, et les inclure dans ma démarche réflexive. Peut-être un jour aurai-je un cahier comme celui-ci, mais en attendant, mon petit projet gratitude m'aide beaucoup à voir le côté lumineux de chaque jour, en attendant que mon esprit digère les grands changements vécus dans les derniers mois!
En train de ramasser la cuisine après le souper... mon chum vient me voir, complètement paniqué: "Marie, Thomas m'a demandé comment les bébés sortaient du ventre de la maman! Qu'est-ce qu'on fait? Qu'est-ce qu'on fait?"
-Demande-lui pourquoi il veut savoir ça.
-Non! vas-y toi.
-Bon bon bon. Thomas? Viens ici, je veux te parler.
(Thomas arrive)
-Qu'est-ce qu'il y a, maman?
-Tu as demandé QUOI exactement à papa pour les bébés?
-Je voulais savoir comment ils sortent, les bébés, de leur maman.
-Pourquoi tu veux savoir ça?
-Ben... je me suis demandé ça, aujourd'hui.
-Comme ça? Sans raison?
-Bien oui!
- Bon, viens que je t'explique... nous les filles, on a un trou pour faire pipi, et un trou pour que, quand on a un bébé dans notre bedon, et qu'il est prêt à naître, bien le trou s'agrandit très grand et le bébé peut sortir. Voilà!
-Wow! (Il retourne jouer, pas perturbé du tout).
(À mon chum: tu vois, il ne voulait pas TOUT savoir. Faut juste s'en assurer AVANT!)
Toute la famille JauneSoleil se joint à moi afin de vous souhaiter un magnifique Noël 2011 et un beau temps des fêtes entourés de ceux que vous aimez!
L'année 2011 se termine pour nous dans des conditions loin d'être idéales. Les microbes et virus pleuvent sur nous depuis début décembre. Je suis toujours sous antibiotiques suite à un rhume qui s'est transformé en vilaine sinusite, puis Colin a beaucoup toussé puis fait un peu de fièvre le week-end dernier. Puis Thomas est tombé au combat sous les assauts d'un streptocoque... Fièvre élevé, maux de têtes, mal de gorge, nausées, faiblesse et étourdissements... pendant que sa soeur s'est aussi mise à faire de la fièvre. Verdict: double bronchite pour Lilianne.
Le jackpot pré-Noël!
Heureusement tout ce beau petit monde devrait pouvoir revenir sur leurs pattes juste à temps pour fêter Noël! Nos préparatifs vont bon train et nous savons qu'avec Colin, qui comprend beaucoup plus de choses désormais, ce sera un beau réveillon à préparer la venue du Père Noël, à écouter le film Polar Express en famille et un matin de Noël magique à déballer les cadeaux au réveil!
Je vous (et nous!) souhaite une belle année 2012, en santé, sereine, équilibrée!
Aujourd'hui, 29 novembre, Thomas a eu pour la première fois depuis la rentrée une journée "jaune". Tout allait tellement bien depuis la rentrée. Pas un parcours parfait, ça a demandé une certaine adaptation, mais il aime beaucoup l'école et s'intéresse à tout. Une vraie éponge qui a hâte d'apprendre à lire et à écrire, à calculer. Mais ça reste aussi une éponge à émotions, tranquille et timide mais qui explose parfois sans trop de préavis. Il accumule les émotions et ne sait pas trop quoi en faire alors ça déborde de partout, aux risques et périls de ceux qui l'entourent!
En discutant avec lui, j'ai réalisé que depuis qu'il se couche en même temps que les petits, qu'il a bien peu de temps pour être dans sa bulle, tout seul, tranquille... on va essayer de lui aménager ce genre de période où la fratrie fort envahissante n'est pas dans sa bulle, mais ce sera un défi avec les deux petites fouines qui le suivent partout!!!
Heureusement, il a sa chambre-à-lui-tout-seul maintenant. Mais il reste que les deux petits ne comprennent pas encore la notion de "territoire privé"...
Mais je le comprends tellement, et je crois que son papa aussi. Qui n'a pas besoin d'un peu de tranquillité, pour être tout seul, pour se reposer le cerveau en silence de temps à autre?
Colin a eu deux ans le 13 novembre. On l'a fêté en bonne et due forme, et il dort maintenant dans "son lit de grand". Si au début, il se relevait très très souvent lorsque l'on éteignait les lumières, mais maintenant ça va beaucoup mieux. On monte la garde une dizaine de minutes sur le pallier avec un bon livre,le temps de s'assurer qu'il ne se relève pas, et le tour est joué. Il est très actif ce petit bonhomme, il a besoin de beaux gros dodos!!!
Curieusement, ce n'est pas avec lui que nous avons des difficultés pour le dodo mais avec sa grande soeur Lilianne. Elle a fortement réagi à la naissance de son petit frère. Il faut dire que je suis partie accoucher dans la nuit, et qu'à son réveil c'est sa tante Véro qui était là... Depuis elle n'a jamais fait plus que 3 nuits d'affilée. Si au début elle avait absolument besoin que nous la prenions dans nos bras et que nous la rassurions avant de la recoucher, ces derniers mois elle se réveille plutôt pour venir nous voir et se faire reconduire à son lit, puis reborder et se rendort aussitôt.
Elle se réveille la plupart du temps environ 1h30 ou 2h après son coucher, en larmes et en sueurs, puis vers 1h du matin, la plupart du temps en éveil tranquille. Ça c'est le minimum. Ça va régulièrement jusqu'à 5-6 réveils par nuit. Vous vous doutez bien que l'air blême et hagard de zombies nous va bien... et pauvre puce, elle est vraiment difficile à réveiller le matin.
Nus avons essayé la mélatonine, avec une légère amélioration dans la fréquence des réveils en début de nuit. Mais ça n'a pas duré. Nous avons réalisé que ce comportement avait tout d'un tempérament anxieux, ce qui m'a fait consulter pour la première fois une acupuncteure. Lili, après deux traitements, allait un peu mieux pour les dodos mais ça a surtout fait une grosse différence sur son caractère dans la journée. Une vraie soie! Plus de crise de "bugging", elle jouait vraiment bien avec ses frères, vraiment adorable. Puis on a pris une pause, qui coïncidait avec le départ de papa pour un voyage d'affaires.
Ouh là là! Le festival de l'anxiété les amis... ça a duré toute la semaine du voyage de Thierry, puis la semaine d'ensuite. Alors je suis retournée voir l'acupuncteure ce matin, et nous avons commencé à lui donner une formule homéopathique pour l'anxiété, le R14 junior... On s'entend que c'est plus un pansement qu'un remède. Mais on n'en peut plus de se faire réveiller si souvent la nuit!
Nous avons aussi lu le livre de Brigitte Langevin, "Comment aider mon enfant à bien dormir", et ça nous a outillés pour la prochaine étape: défaire la pattern de Lili qui a besoin de nous pour aller se recoucher. La partie n'est pas gagnée, mais on commence à jaser de stratégies...
"Fais dodo, mon trésor..." si tout était si simple!
Au niveau professionnel, les choses bougent vraiment beaucoup pour moi depuis mon retour au travail suite à mon congé de maternité! Voici comment j'ai décidé de lâcher un emploi que j'aimais quand même pas mal mais qui me faisait vivre une conciliation travail-famille vraiment difficile... le fruit d'une longue réflexion et d'une longue démarche.
En lire plus... "Ma réorientation professionnelle: GROSSE étape!" Colin a 21 mois maintenant. On est dans une phase assez lourde, du genre "à la moindre contrariété je me lance par terre et j'avance en me mettant le front sur le plancher".
Chaque changement de couche est une torture. Parfois deux adultes sont nécessaires tant il se débat comme un diable dans de l'eau bénite... il est fort ce petit bout-là. Très fort.
Mais Colin... Ah Colin. C'est notre petit bonhomme Soleil. À travers ces crises et ses refus qui sont dûs à l'affirmation de soi propre à un enfant de deux ans, c'est un enfant enjoué, toujours de bonne humeur. Il s'adapte beaucoup à ses compagnons de jeux: hyper moteur ou jouant à faire semblant avec sa soeur, plus tranquille en lisant un livre, jouant au Nintendo DS(oui... je sais. c'est tôt...) , au trains de bois ou aux petites autos de son frère. On dit souvent à la blague que le petit dernier est le plus équilibré des trois!
Les cousins-cousines ont vraiment eu des belles périodes de jeux cet été, entre autres Mathilde et Fabrice, qui on quelques mois de plus que Colin. Il semblerait que même si quelques semaines ont passé depuis notre dernière rencontre, ils demandent régulièrement si Colin va faire dodo lui aussi, ou s'il fait dodo avec ses suces... trop mignon.
Et partout où Colin passe, il sème un sourire sur ceux qui croisent son chemin.
À la garderie tous les enfants l'adorent.
Par exemple, deux fois en moins de trois semaines, il nous est arrivé d'aller au parc de la future école de Thomas et qu'on entende "Hé, regarde! c'est Colin!" et qu'un enfant du CPE (ou comme ce soir, un grand frère d'un petit garçon de son groupe) vienne le voir, lui faire des câlins, l'aider à monter dans les modules et jouer avec lui.
Ce grand de 7-8 ans m'expliquait que lorsqu'ils allaient chercher son petit frère, lui et sa famille adorait faire des coucous à Colin et "que Colin faisait toujours sourire tout le monde parce qu'il était toujours de bonne humeur et que tout le monde l'aimait".
Quel coeur de mère ne se trouverait pas tout fondu en attendant pareille affirmation! J'ai le coeur en guimauve!